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__Tu n'es qu'une fille imparfaitement parfaite. Qui me suit depuis mes 8 ans. Qui me __suivra, encore & encore, jusqu'à l'extinction de nos souffles.
__Tu es mon miroir, où je peux me voir rien qu'en te regardant. Il n'y a que toi qui __me comprennes. Toi. Rien que toi. Tu es unique, unique au monde, unique à mes __yeux. Tu es le véritable amour de ma vie.
__Si la passion occupe une grande partie de ton c½ur, laisse-moi une petite place. __C'est à travers toi que j'ai grandi et que je continuerai à grandir. Une vie sans toi __n'est pas une vie.

__Je t'aime Lise, passionnément.
Bidou.

# Posté le mardi 16 décembre 2008 13:04

Modifié le mercredi 24 décembre 2008 23:45

Il faut dire que nous deux, c'est plus fort que tout.

J'avais douze ans ; elle en avait bien seize.
Elle était grande, et, moi, j'étais petit.
Pour lui parler le soir plus à mon aise,
Moi, j'attendais que sa mère sortît ;
Puis je venais m'asseoir près de sa chaise
Pour lui parler le soir plus à mon aise.

Que de printemps passés avec leurs fleurs !
Que de feux morts, et que de tombes closes !
Se souvient-on qu'il fut jadis des coeurs ?
Se souvient-on qu'il fut jadis des roses ?
Elle m'aimait. Je l'aimais. Nous étions
Deux purs enfants, deux parfums, deux rayons.

Dieu l'avait faite ange, fée et princesse.
Comme elle était bien plus grande que moi,
Je lui faisais des questions sans cesse
Pour le plaisir de lui dire : Pourquoi ?
Et par moments elle évitait, craintive,
Mon oeil rêveur qui la rendait pensive.

Puis j'étalais mon savoir enfantin,
Mes jeux, la balle et la toupie agile ;
J'étais tout fier d'apprendre le latin ;
Je lui montrais mon Phèdre et mon Virgile ;
Je bravais tout; rien ne me faisait mal ;
Je lui disais : Mon père est général.

Quoiqu'on soit femme, il faut parfois qu'on lise
Dans le latin, qu'on épelle en rêvant ;
Pour lui traduire un verset, à l'église,
Je me penchais sur son livre souvent.
Un ange ouvrait sur nous son aile blanche,
Quand nous étions à vêpres le dimanche.

Elle disait de moi : C'est un enfant !
Je l'appelais mademoiselle Lise.
Pour lui traduire un psaume, bien souvent,
Je me penchais sur son livre à l'église ;
Si bien qu'un jour, vous le vîtes, mon Dieu !
Sa joue en fleur toucha ma lèvre en feu.

Jeunes amours, si vite épanouies,
Vous êtes l'aube et le matin du coeur.
Charmez l'enfant, extases inouïes !
Et quand le soir vient avec la douleur,
Charmez encor nos âmes éblouies,
Jeunes amours, si vite épanouies!

Lise, Victor Hugo.
Les Contemplations, Mai 1843.

Je t'aime.
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# Posté le mardi 29 septembre 2009 14:19